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Maitriser la douleur Télécharger

avec l'aimable autorisation de la revue "Le Monde du Graal"

Dire un au revoir définitif à la douleur, c’est ce que je souhaite à tous ceux qui souffrent !

Malheureusement, certaines douleurs persistent, quoi que l’on tente. Nous allons voir comment le corps gère la douleur et quel rôle le cerveau joue dans ce processus.

Il paraît évident – contrairement à ce que pensent certains chercheurs – que c’est de l’âme que dépend la capacité de soulager la douleur. Nous aborderons aussi la question des "douleurs fantômes" ressenties dans les membres amputés.

La douleur est une énigme

La science ne peut pas encore expliquer clairement comment et pourquoi nous faisons l’expérience de la douleur.

Pourquoi la question de la douleur est-elle si importante ?

Douleur1
- premièrement, parce qu’elle touche chacun ;

- deuxièmement, parce qu’elle est un enseignement ;

- troisièmement, parce qu’elle nous force à intervenir avant qu’elle ne devienne chronique ;

- et quatrièmement, parce que nous ne comprenons pas encore de quoi il s’agit. En effet, la douleur n’existerait pas vraiment… c’est, en tout cas, ce que prétendent certains chercheurs, arguant qu’elle est ressentie différemment par chacun et qu’elle est insaisissable.

J’ai ressenti ma première douleur sérieuse dans l’enfance. J’étais gardien de but dans une équipe de football. Je me suis élancé et je réussis à bloquer un tir rapide, mais mon bras devint très douloureux et le docteur, qui vint me voir en fin de soirée, constata qu’il était cassé. Il posa un tampon d’éther sur mon nez – même si je lui affirmais naïvement que je pouvais m’endormir tout seul – et me demanda de compter à haute voix. Lorsque je me suis réveillé, il tirait de toutes ses forces sur mon bras pour remettre les os en place. Heureusement pour moi, il en vint à bout et je pus me rendormir… Quels sont les effets du stress ou du traumatisme chronique?

 

Comment se manifeste-t-elle ?

Douleur2

cortex somatosensoriel (gauche) cingulum antérieur (milieu) insula (droite)

L'anticipation de la douleur

Il est intéressant de constater que ces régions sont stimulées non seulement par la douleur, mais aussi par l’anticipation de la douleur, comme lorsqu’on se rend chez le dentiste. Cependant, il y a une différence : lorsqu’on ne fait que penser, seuls l’insula et le cingulum sont actifs, tandis que les cellules nerveuses qui réagissent à la douleur réelle se situent plus profondément à l’intérieur du tissu (voir le graphique).

De plus, Wilder Penfield (1891-1976), neurologue montréalais, a pu démontrer que par une stimulation électrique de la région des sensations générales, on pouvait, selon le lieu de la stimulation, devenir conscient des différentes parties du corps. C’est ainsi que la carte du corps humain se trouve dessinée sur le cerveau.

Mais tout comme un doigt possède plus de sensibilité nerveuse qu’un bras, par exemple, il en résulte une silhouette disproportionnée, avec de grandes mains et de grandes lèvres dont l’apparence est très différente d’un corps bien proportionné.

Douleur3
De plus, la façon dont les différentes parties du corps sont perçues par le cerveau est organisée différemment ; le doigt, par exemple, est suivi de l’œil. La douleur se manifeste donc à travers la colonne vertébrale ainsi que dans plusieurs régions du cerveau, comme nous pouvons le ressentir. Mais finalement, nous n’en savons pas encore beaucoup plus à propos de la douleur.

Une douleur sans cause physique

Existe-t-il aussi une douleur émotionnelle, une douleur de l’âme ? Sans aucun doute, comme lorsque nous venons de perdre un être cher ou qu’une amitié vient de se rompre. On peut même observer cette douleur chez l’animal. Dès que l’on sépare de jeunes animaux de leur mère ou du troupeau, ils expriment bruyamment leur peine. La conscience de cette douleur émotionnelle doit bien sûr se refléter dans le cerveau. Mais affecte-t-elle des régions différentes de celles qui sont touchées par la douleur physique ?

Afin d’explorer cette question de manière expérimentale, la douleur émotionnelle a été provoquée artificiellement. Pour ce faire, on a isolé les sujets d’un groupe, parce qu’on a remarqué que cette séparation causait un sentiment de détresse, puisqu’elle allait à l’encontre de notre tendance naturelle à nous regrouper. Ces recherches ont montré que la douleur émotionnelle apparaît dans le cingulum antérieur, et que l’activité de cette région était proportionnelle à l’angoisse de l’individu.

On peut aussi étudier la douleur émotionnelle en exposant les sujets à des images présentant, par exemple, un visage déformé par la douleur ou une personne au doigt coupé. Ici, c’est l’empathie pour la douleur de l’autre qui entre en jeu. Cette empathie est possible même pour ceux qui ne connaissent pas la douleur parce qu’ils sont nés sans les fibres nerveuses appropriées. Il est prouvé que les mêmes régions du cerveau sont actives pour la douleur par empathie comme pour l’expérience personnelle de la douleur. On est alors en droit d’affirmer que l’imagination et la douleur par empathie ont pour résultat d’activer certaines régions du cerveau. Mais est-ce bien ce dernier qui perçoit la douleur ?

Où se trouve le siège de la douleur ?

Cette question est intéressante, parce que la science ne peut encore y répondre. Finalement, la douleur provient-elle du cingulum ? Probablement pas, parce que l’on n’y a pas remarqué de processus en ce sens. Le fait de percevoir la douleur implique que nous devons en faire l’expérience, que celle-ci soit piquante, perçante, cuisante ou déchirante. L’expérience ne résulte pas des propriétés des cellules nerveuses elles-mêmes, ni du cerveau. Cela suggère qu’en fin de compte, ce n’est pas le cerveau mais l’âme qui fait l’expérience de la douleur – même si les chercheurs actuels considèrent l’âme comme un concept désuet.

Diverses expériences pratiques, y compris sur le contrôle de la douleur, suggèrent que cette dernière est toujours émotionnelle. Le seul espoir qu’un médicament puisse nous aider soulage déjà de la douleur. Ce fut démontré avec les placébos, qui ne contiennent aucun principe actif.

Pourtant ils sont particulièrement efficaces dans le contrôle de la douleur, parce qu’ils libèrent les endorphines qui sont des substances agissant à la manière de la morphine sur le corps. La puissance de l’espoir qui soulage la douleur est un exemple probant de l’activité de l’âme.

De plus, le remède lui-même n’est pas toujours nécessaire : il suffit parfois de regarder la photo de l’être aimé pour que la douleur diminue ! Ce qui, d’ailleurs, se vérifie facilement par l’expérimentation.

Soulager la douleur, mais comment ?

Que pouvons-nous faire de plus pour soulager la douleur ? Outre la médication, certaines cliniques de la douleur recommandent l’exercice, la physiothérapie ainsi qu’un entraînement mental. Même si on s’efforce bien en premier lieu de soulager la douleur, le pouvoir de la pensée peut par la suite remplacer graduellement les médicaments. Il est important de se détendre et de penser à autre chose. Ainsi, pour supporter la douleur de l’accouchement, les femmes apprennent une technique de respiration consciente.

Il est aussi utile d’entraîner son imagination. On peut se visualiser, plusieurs fois par jour, en train de reposer sur une plage idéale, pendant que les vagues baignent le corps souffrant et emportent avec elles la douleur en se retirant. Selon la force de notre imagination, la douleur sera soulagée. Le magnétisme médical est aussi très utile, ainsi que l’acupuncture et l’homéopathie. On pense que ces méthodes de guérison touchent notre corps astral, plus léger que le corps physique. L’homéopathie, par exemple, est particulièrement efficace dans des concentrations si faibles qu’elles ne contiennent même plus une seule molécule du principe actif. Une influence directe sur notre corps physique est alors difficile à imaginer. Mais qu’est-ce que le corps astral et quel est son rôle ?

Le corps astral et les douleurs fantômes

Abd-ru-shin (1875-1941) explique dans son œuvre "Dans la Lumière de la Vérité – Message du Graal" que l’âme ne pourrait pas influencer le corps physique si un autre corps ne permettait de faire le pont entre les deux. Le corps astral est nécessaire à la formation du corps physique, il transmet les stimulations de l’âme au corps et, inversement, les stimulations du corps à l’âme. Une preuve que le corps astral existe réellement nous est donnée par les douleurs fantômes. Après une amputation, on peut encore ressentir de la douleur là où se trouvait auparavant le membre amputé. Presque tous les patients ressentent le membre manquant comme s’il était toujours présent. Cette perception diminue avec le temps, mais elle persiste toujours jusqu’à un certain degré. Cette perception fantôme ne s’applique pas seulement aux membres, mais aussi à un sein amputé et même à toute la partie inférieure du corps après la rupture de la moelle épinière.

Même les enfants nés sans bras peuvent avoir des perceptions fantômes, alors que leurs bras ne se sont jamais développés. Certains, par exemple, arrivent à bouger leur membre fantôme par la pensée. D’autres ont l’impression de pouvoir saisir un ballon avec leur main manquante. Une fillette utilise sa main fantôme … pour compter sur ses doigts. Après une amputation, la douleur est perçue dans le membre manquant sous forme de chatouillements, de piqûres ou de brûlures, qui finissent par devenir une douleur chronique difficile à traiter. Même le fait d’avoir enlevé les fibres nerveuses de la partie restante du membre n’est en général pas efficace.

Une nouvelle thérapie ? Mais une nouvelle thérapie semblerait plus efficace. Le patient place son bras valide dans une sorte de boîte munie d’un miroir et voit dans celui-ci son membre manquant (qui n’est en réalité que l’image réfléchie de son bras valide). Lorsque le bras bouge, l’image dans le miroir fait de même et le patient a l’impression de bouger son bras manquant. Un monsieur âgé en fit l’expérience. Il avait perdu son bras droit dans un accident : des douleurs fantômes dans l’avant-bras affectaient sa main et devenaient particulièrement intolérables.

Le thérapeute lui dit, après avoir placé son bras dans la boîte : "Imaginez-vous tenir une balle avec les deux mains. Pouvez-vous ressentir à quel point elle est rude ?" Le patient hocha la tête. "Ressentez-vous à quel point elle est lourde ? Tenez-la encore un peu." Dans le miroir, on pouvait voir deux mains trembler sous le poids imaginaire. Le vieux monsieur n’en revenait pas, lorsque la douleur disparut par la suite : "C’est la balle qui fait ça ! Regardez, habituellement le bras est courbé, maintenant il retombe normalement !"

Pour les personnes touchées, la présence du membre est réelle. Il est évident qu’une relation intime existe entre le corps physique et le corps astral, dont les membres, évidemment, ne sont pas affectés par l’amputation.

Chez ce vieil homme, c’était la contracture permanente de son bras astral qui, apparemment, causait cette douleur sévère. Par le mouvement du bras droit suggéré dans le miroir, le bras astral fut en même temps dégagé et détendu.

À quoi sert la douleur ? Nous avons vu que le cerveau perçoit autant les douleurs physiques que les douleurs émotionnelles, et que si nous en prenons conscience nous arrivons à agir sur elle.

Les jeunes enfants ne peuvent pas indiquer d’où provient la douleur. Ils la ressentent au niveau de l’abdomen, même lorsque c’est le cou ou la jambe qui est affecté. Ils la ressentent à l’abdomen, ou plus précisément au plexus solaire, là où l’âme, par l’entremise du corps astral, est reliée au corps physique.

Ils ne situent pas correctement la douleur avant l’âge de trois ans, puisque cela aussi doit s’apprendre peu à peu.

Étant donné que c’est l’âme qui fait l’expérience de la douleur, nous pouvons donc influer sur celle-ci afin de la minimiser. Surtout si nous acceptons d’être aidés et d’envisager des actions qui vont au-delà du corps physique.

La douleur nous apprend aussi l’empathie envers ceux qui souffrent. Elle stimule notre imagination et empêche, par exemple, un adolescent d’utiliser sa force sans maîtrise. Même les personnes qui ne possèdent pas de fibres nerveuses de la douleur réussissent à évaluer l’intensité de la douleur ressentie par les autres.

Ils y parviennent par leur propre expérience intérieure de l’empathie qui constitue une activité de l’âme. Plus cette activité de l’âme grandit, plus intenses deviennent nos expériences vécues et plus la vie elle-même se charge de sens.

La douleur est déplaisante, mais elle nous apprend beaucoup.

Ainsi, après avoir eu le bras cassé en jouant au football, je préfère maintenant jouer avant-centre plutôt que gardien de but.

 

Dieter Marchow

Article extrait de la revue Monde du Graal n°285
http://www.graal.org/

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